J’avoue, je participe à un atelier d’écriture… Deux même!
Je préfère ne pas inonder le Net de mes productions, mais il y a peu, notre animatrice nous a proposé un thème totalement en accord avec ce blog: Paroles de cornichon!
Voici donc ma petite prose. C’est loin d’être brillant, mais je ne pouvais pas résister…
Au cours de la séance, l’animatrice nous a dicté les consignes que j’ai retranscrites en italiques.
Il n’en reste plus qu’un…
Un pauvre petit cornichon marinant dans son vinaigre, seul, abandonné au fond du bocal.
Tous ses copains sont partis, appelés vers un monde meilleur, vers le paradis des cornichons, comme on le leur a appris quand ils n’étaient que de tout jeunes cornichons découvrant leur premier vinaigre. Il en a passé, des bocaux sur les étagères, depuis ce temps-là! Et notre cornichon attend, seul désormais, entre les pépins amnésiques et les oignons blancs dépressifs. Il soupire. Viendra-t-on bientôt le chercher? Pourquoi le laisse-t-on mariner ainsi? La frustration monte. Il n’y tient plus. Il prend une grande inspiration et pousse un cri de rage: «blubluubluuup!»
Il y en a deux…
Deux cornichons s’étaient réfugiés au fond du bocal, chacun dans son coin. Ils s’observaient.
L’un, plutôt court et replet, s’était caché derrière un amas d’aromates. L’autre, fin et très droit, se tenait à découvert, simplement appuyé contre la paroi de verre. Pendant de longues minutes, ils s’observèrent sans un mot. Puis le replet brisa le silence :
– Tu vas me regarder pendant longtemps, comme ça? lança-t-il d’une voix aigre.
– Aussi longtemps que ça me plaira, répondit l’autre platement. On a tout notre temps. Il ne reste plus que nous: toi, moi et le vinaigre. Et laisse-moi te dire que je ne vais pas m’en laisser conter par un gros mou dans ton genre!
– Gros mou?! Gros mou!? Mais je ne te permets pas! Surtout venant d’un cornichon qui a perdu son croquant depuis belle lurette!
– Comment?! s’étrangla l’autre.
Il toussa, recracha un peu de vinaigre, et le silence retomba. Dehors, il faisait sombre. Cela faisait déjà longtemps qu’on avait oublié leur bocal sur cette étagère. Mais un jour, ils le savaient, quelqu’un les découvrirait. Ils avaient la foi : la lumière reviendrait, le couvercle serait ouvert, et l’Élu irait rejoindre les bons cornichons au paradis des pickles. Et, chacun en était certain, le cornichon élu, ce serait lui – il ferait tout pour ça. En attendant, la guerre froide continuait au fond du frigo.
Ils étaient trois…
Trois cornichons marinaient dans le vinaigre de leur bocal. Deux d’entre eux écoutaient le troisième. Celui-là s’était juché sur un oignon blanc, et il les haranguait :
«En vérité, mes biens chers frères, je vous le dis, le Paradis nous est offert! Oui, le Paradis nous attend, il récompense les cornichons bien croquants. Mais méfiez-vous, car ses portes s’ouvriront plus volontiers devant un oignon blanc que devant un cornichon mou!»
À ces paroles, les deux cornichons se regardèrent, apeurés.
«Mais ayez confiance en moi, écoutez-moi, et les portes du Paradis vous seront à jamais grandes ouvertes!»
Et, fascinés, ils l’écoutaient.
Ils étaient quelques cornichons, flottant dans leur bocal, avec des oignons, de l’ail et de l’aneth. Ils s’amusaient bien.
Ils ne savaient plus qui avait eu l’idée d’inviter l’aneth, mais tous reconnaissaient que c’était une sacrée bonne idée. Avec ses branches fines et son arôme frais, l’aneth savait vraiment mettre de l’ambiance dans une soirée. Il y avait bien une vieille gousse d’ail aigrie qui tentait de plomber le vinaigre en leur rappelant qu’un jour ils se feraient tous croquer, mais personne ne l’écoutait. Ils étaient jeunes, verts et croquants, et ils avaient toute la vie devant eux. Et puis, cette Aneth, quelle classe!
Morale de l’histoire? Invitez Aneth! ^_^
Tags:
atelier,
écriture,
cornichon,
délire
Articles relatifs
De retour au boulot après un super week-end, depuis hier je n’ai qu’une seule envie : repartiiir !
Où ? Nan, pas les tropiques, nan, pas les îles du Pacifique, nan, pas les pistes enneigées ou l’Asie mystérieuse. Je veux retourner à LONDRES !
Vendredi dernier, mon homme m’envoie un mail du bureau :
« Réserve ton week-end on part 
Départ Vendredi soir à 20h à CDG et retour dimanche à 20h. N’oublie pas ton maillot de bain 
Surprise ^______^ »
Il m’a emmenée à Londres. Je n’y avais jamais mis les pieds ! J’ai fait le tour de l’Irlande une fois, celui de l’Écosse deux fois (une fois en voiture avec mes parents, une fois à moto avec mon homme. Il faudra d’ailleurs que je vous raconte ça un jour, vu que l’homme en question avait insisté pour que j’emporte mon pc et rédige un compte-rendu de la journée _tous les soirs_ avec promesse de faire un super site pour mettre le tout en ligne. C’était en 2000… le site est toujours M.I.A. mais c’est une autre histoire.) Bref, où en étais-je ? Ah, oui : week-end, surprise, excellente idée : Londres.
Départ donc vendredi soir vers l’aéroport. Une fois dans le RER, je me rends compte que j’ai oublié les clefs de l’appart sur la boite aux lettres. S’en suit une sorte de « rallye téléphonique » pour trouver
1) le nom de famille d’un voisin qui habite le rez-de-chaussée (j’ai retenu des noms de famille, mais des gens du 5ème étage. Je n’allais tout de même pas leur demander de descendre voir si mes clefs étaient toujours là : on n’a pas d’ascenseur) ;
2) obtenir leur n° de téléphone ;
3) téléphoner, tomber sur leur répondeur et expliquer la situation avant la fin de la bande ;
4) se résoudre à appeler le voisin du 2ème étage, un monsieur très serviable, et lui demander d’aller jeter un œil ;
5) le remercier avec effusion quand, cinq minutes plus tard, il m’explique avoir localisé les clefs, en sécurité chez une autre voisine ;
6) expliquer à mon chéri que j’avais organisé tout ça pour nous occuper en attendant l’embarquement.
Rassurée sur l’avenir de mes clefs, j’ai à peine vu passer l’heure de vol jusqu’à Heathrow. Par contre, l’heure de métro jusqu’à Covent Garden m’a semblée bien plus longue. Pour m’occuper, j’ai étudié attentivement le plan du « Tube », et j’ai eu beaucoup de mal à retenir le sourire dément qui me montait aux lèvres en lisant certains noms de stations. Quand on est passés à Earl’s Court, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder si je ne voyais pas un duc et son fou quelque part sur le quai, et à « Blackfriars » je m’attendais presque à croiser un moine en robe noire. Je me suis bien amusée avec le Tube tout le week-end, et je regrette juste de ne pas avoir pu pousser jusqu’à Islington. Que ceux qui me prennent pour une dingue lisent Neverwhere, de Neil Gaiman. Toutes les réponses y sont. Moi qui avais adoré ce roman avant d’avoir mis un pied dans le Tube, je sens que je vais pouvoir le relire avec délectation maintenant que ces endroits me sont un peu plus familiers.
Après cette heure de Tube littéraire, nous sommes arrivés à Covent Garden, où mon homme nous avait réservé une chambre dans un hôtel du feu de Dieu. À peine le temps de poser les bagages, j’insiste pour qu’on ressorte. Il est 21h passées, et la ville nous attend ! Mon homme veut me faire voir Londres by night, les quartiers animés, les rues bondées de fêtards. Au bout de 90 minutes de déambulations plus ou moins éclairées, retour près de l’hôtel pour dîner au-dessus d’un pub. Le serveur est adorable, le « fish and chips » énorme, et je suis persuadée que si mon docteur m’avait vue à ce moment-là, il m’aurait abattue sur place plutôt que me laisser ingurgiter autant de cholestérol. Mais il n’était pas là, moi si ! Nous quittons le serveur qui nous salue d’un dernier « cheers ! » à l’accent terriblement british (j’adore !) et nous repartons vers l’hôtel tout proche. Dodo !
Samedi, petit dej’ au Starbucks, journée de marche incroyable dans le centre de Londres, visite à la National Gallery, coucou aux gardes de la Reine et à leurs chevaux hyper-zens, passage devant Buckingham, déjeuner, encore à l’étage d’un pub, British Museum et promenade jusqu’à épuisement. Puis expédition à Forbiden Planet, magnifique librairie SFFF, d’où je repars plus chargée qu’à mon arrivée, et retour à l’hôtel. Mal aux pieds. Mais c’est là que le maillot de bain entre en jeu ! (Vous l’aviez oublié ? Pas nous !) Après 30 minutes de nage dans la piscine de l’hôtel (déserte, on l’avait pour nous deux), une bonne douche et une massage des pieds (en regardant un drama japonais parce que, dans la chambre, on reçoit la NHK !), nous voilà d’attaque pour la soirée. On dînera dans un super resto japonais avant de prendre un bon petit café (et un bon gros gâteau) dans un petit bistro réchauffé par le sourire du serveur et les rythmes orientaux de la musique. Et puis dodo !
Dimanche, c’était musées : le matin, la Tour de Londres, ses expositions didactiques sur la torture (beuh…), sa salle des joyaux de la Couronne (wahh !), ses corbeaux (zolis corbeaux !). Puis direction vers le National History Museum (ici en français). Petite étape gastronomique dans un très bon restaurant indien, et à nous les fossiles, baleines bleues et dinosaures ! Sans oublier les magnifiques spécimens de félins exposés, que, malgré leurs mâchoires visiblement faites pour me bouffer, j’ai eu terriblement envie de câliner. Ce qui m’a rappelé un strip de Maliki sur l’origine de cette tendance…
Tout ça pour dire que j’ai passé un super week-end, et que je n’ai même pas envie de vous raconter notre retour at home, parce que j’aurai voulu rester plus longtemps là-bas…
Tags:
Londres,
musée,
Tube,
UK,
vacances,
voyage
Articles relatifs
C’est ce que relate ce “Blog critique sur l’implantation du QG de Nicolas Sarkozy, 18 rue d’Enghien, quartier St Denis Paradis, Paris, Xe” (reprenez votre souffle), animé, nous dit-on, par des habitants du quartier.
Exemple avec une citation d’un post du jour:
“15h30 : À l’heure où l’on écrit ces lignes, le QG de Nicolas Sarkozy est bouclé par les CRS. Cour des petites Écuries et rue d’Enghien. En raison d’une manifestation au Centre Culturel Kurde, mitoyen au QG du Ministre de l’intérieur. En effet, ce matin, à 5h, une perquisition a eu lieu, (rectificatif) avec effraction en banlieue. D’où ce mouvement en réaction aujourd’hui. [...]”
Ça balance à Paris !
Tags:
Paris,
politique,
pollution,
sarko
Articles relatifs
5 minutes de répit pour la planète, c’est ce soir, le 1er février 2007, entre 19h55 et 20h.
L’appel est lancé par l’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) pour que tous les citoyens éteignent veilles et lumières quelques minutes.
“Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action! 5 minutes de répit pour la planète: ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.”
Plusieurs rassemblements sont organisés ce soir, à Paris (au pied de la Tour Eiffel, éteinte pour l’occasion), Marseille, Toulouse, Grenoble, Nice…
Plus d’infos sur le site des Amis de la Terre.
Ce soir, sauvez la planète! (Pour la majorette, on verra plus tard…)
Tags:
Ecolo
Articles relatifs