Ce long week-end de Pâques a été assez agité sur les chemins du Net fréquentés par les amateurs de livre; auteurs, éditeurs, lecteurs, de littérature adulte ou non. La cause du tumulte ? «Amazon rank», ou la fonctionnalité du libraire leader de classer les titres selon les ventes. Depuis plusieurs jours, cette fonction aurait été modifiée afin de retirer du classement des dizaines de milliers de titres relevant notamment des littératures gay et lesbiennes (sans être nécessairement « X », alors que d’autres titres «adultes» semblaient ne pas être touchés), de la littérature féministe, des livres traitant du viol, etc. Résultat ? Les titres concernés n’apparaissaient plus dans les meilleures ventes, mais devenaient également très difficiles à trouver via une recherche sur le site.
Tollé des milieux gay et lesbiens, des amateurs des genres concernés, mais également des lecteurs lambda, choqués et inquiets de découvrir à quel point il est simple de faire disparaitre du marché des titres jugés déplacés.
Qui a dit « censure » ?
Trois remarques à ce sujet :
1) le problème quand une entreprise domine le marché de façon si écrasante, c’est qu’elle devient LA référence alors que son but, sa structure, sa nature ne sont pas d’être une encyclopédie du savoir imprimé, mais une simple boutique. Je suis la première à utiliser Amazon pour mes achats et à pointer vers le site lorsque je mentionne un livre. Mea culpa. Peut-être est-il temps de changer mes (nos) habitudes ?
2) la réaction du public ne s’est pas fait attendre, il n’y a qu’à voir les échanges sous Twitter ou le «Google Bombing» mis en place (avec les mots-clés «Amazon Rank»). Le public est informé, réagit, demande des explications… et malheureusement…
3) la réaction d’Amazon par contre est loin d’être à la hauteur. Après avoir annoncé dans un premier temps qu’il s’agissait qu’un «pépin», Amazon a par la suite déclaré que la faute revenait à un employé français (salauds de Frenchies, c’est toujours de leur faute !), sans plus de précision. Entre-temps un hacker avait revendiqué l’action, et les conjectures affluent. Manque de prudence lors de modifications techniques ou excès de pruderie dans un pays connu pour ses contradictions en la matière ? Une chose est sûre : il y a un gros problème de relations publiques chez Amazon. Déclarations imprécises, contradictoires, apparemment faites à la légère (un « pépin » et ça repart), et à l’heure où j’écris ces lignes aucune déclaration officielle sur les sites US ou français. Le problème semble être résolu ou en cours de résolution, mais sans explication sérieuse ni excuses. Ce qui, bien sûr, laisse l’espace libre aux revendications et spéculations via les blogs, Twitts, groupes Facebook, etc.
De quoi nous occuper en ce difficile jour de reprise… ^^
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Vue l’autre jour en bas de chez moi: LA mini-moto mythique de Honda, la Monkey. Comme vous pouvez le voir sur la photo, elle est vraiment petite (le vélo est tout ce qu’il y a de normal pour un vélo, et elle ne lui arrive pas au panier), mais elle a les ambitions d’une grande, avec son compteur étalonné jusqu’à… 120 km/heure.
Rose bonbon avec les autocollants « Hello Kitty », c’est tout simplement… le génie nippon à l’oeuvre!
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Cela faisait bien longtemps que je voulais lire Ravage, de Barjavel. C’est chose faite. J’ai découvert un ouvrage précurseur de la science-fiction en France, certes inventif, mais incroyablement machiste, et réactionnaire à l’extrême. Écrit en 1942, il raconte le cataclysme qui s’abat sur Paris et la France d’un 21ème siècle trop moderne, et prône un retour au passé, la méfiance de l’éducation, le culte du chef, la polygamie… À lire avec beaucoup de recul, donc, en gardant à l’esprit le contexte historique et la personnalité controversée de l’auteur.
Et c’est quoi son truc, à Barjavel, avec les femmes qui accouchent dans les champs de fleurs ? Il avait aussi fait le coup dans Le grand secret, et déjà ça m’avait semblé étrange, cette histoire… ^^ ;
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À force de rédiger des kilomètres d’articles sur l’importance du démaquillage, il fallait bien que ça arrive. Ça y est, j’ai craqué…
Instructions pour se démaquiller et se débarrasser de la saleté du monde
Prenez un visage. Maquillez-le. Eye-liner, mascara, fond de teint et fards en tout genre, ne lui épargnez rien. Laissez reposer 12h au moins. Profitez-en pour transpirer, accumuler sébum, pollution et différentes impuretés. N’hésitez pas à vivre, c’est ce qui marche le mieux. Parlez, riez, et si vous y tenez, travaillez. Puis, le soir venu, rentrez chez vous. Vous connaissez cette impression si agréable d’ouvrir la porte de son logement après une journée de dur labeur. Poser son sac, poser ses clefs, retirer ses chaussures – Ah, satanés talons hauts ! Vous n’avez qu’une envie : vous affaler sur le canapé et ne plus vous relever. Attention ! Les canapés peuvent se montrer dangereux dans de telles circonstances. La proximité d’une télécommande vous réduit trop souvent à l’état de larve dévorant des chips devant le prime d’À la recherche de la Nouvelle Staracadémie. Méfiez-vous. Ce genre de soirée nuit considérablement à votre niveau de cholestérol et à votre quotient intellectuel, vous le savez. Mais elle met également votre peau en danger. Car, pendant que votre estomac passera les premières heures de la nuit à tenter de digérer toutes ces graisses saturées et votre cerveau le reste du temps à lutter contre l’abrutissement induit par le programme de la soirée, votre peau, elle aussi, souffrira. Étouffant sous la couche de saleté et de cellules mortes par le sébum amalgamées, attaquée par les restes de maquillages en pleine oxydation, elle n’aura plus ni temps ni énergie à consacrer à un renouvellement correct de ses cellules. Et le lendemain matin non seulement vous vous lèverez avec la langue pâteuse et la vague impression d’avoir passé la nuit à chanter du Claude François en rap islandais, mais en plus vous aurez le teint terne et la mine fatiguée.
Pour éviter de gâcher ainsi votre jeunesse et votre santé, procédez différemment, et ce dès votre arrivée chez vous, au soir d’une journée harassante. Reprenons donc :
- refermez la porte ;
- posez vos clefs en évidence pour ne pas les oublier le lendemain matin ;
- retirez votre manteau et vos talons hauts. Soufflez ;
- NE CÉDEZ PAS À L’APPEL DU CANAPÉ ;
- dirigez-vous vers la cuisine, lavez-vous les mains, et commencez à confectionner un bon petit dîner riche en acides gras essentiel, en vitamines, minéraux et fibres. Il est important pour votre santé mais également pour la beauté de votre peau d’adopter de manière régulière une alimentation équilibrée et riche notamment en antioxydants. Lorsque le diner mitonnera tranquillement, lavez-vous et séchez-vous les mains, et dirigez-vous vers votre salle de bain ;
- prenez un démaquillant, un bon démaquillant : doux mais efficace, sans parabènes ni colorants, au parfum discret et naturel. Une Huile purifiante à base d’huile d’olive vierge, par exemple. Recueillez-en trois doses au creux de votre main ;
- massez votre visage trente à soixante secondes selon l’intensité de votre maquillage – n’ajoutez pas d’eau !
- n’hésitez pas à utiliser le produit sur vos paupières et vos cils. Attention, fermez bien les yeux, il n’a jamais été nécessaire de démaquiller l’intérieur des paupières ;
- rincez à l’eau claire, à la température qui vous convient. On recommandera l’eau fraîche en été pour réserver des températures plus douces aux mois d’hiver. Mais, vraiment, c’est une affaire de goût ;
- séchez votre visage avec une serviette propre, sans frotter.
Félicitations, vous voilà démaquillée !
N’oubliez pas de parfaire votre toilette en utilisant un nettoyant visage, une lotion, un ou plusieurs sérums, une crème ou un lait, ainsi qu’un contour des yeux.
Vous serez alors à même d’aller vérifier que le dîner n’a pas brûlé, que vous n’aimez toujours pas le rap islandais, que la planète va mal (ou bien), et que la nuit qui s’annonce sera douce, propice au repos, au rêve, et à l’oubli du monde.
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C’est un très beau texte court, au style répétitif et envoutant. Baricco nous compte avec pudeur le va-et-vient d’un homme entre le sud de la France et le Japon du XIXe siècle, et surtout son déchirement entre deux femmes, la sienne et celle qu’il ne pourra jamais avoir. C’est très beau et je le conseille à tous ceux qui auraient une heure de temps libre et l’envie de partir très loin.
Soie, d’Alessandro Baricco, traduit de l’italien par Françoise Brun, chez Gallimard.
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