Tout de même , il en faut du courage pour s’attaquer à Tom Cruise! ^^
Plus sérieusement: si vous voulez en savoir plus sur la Scientologie et France, et placer les déclarations de Mme Mignon dans le contexte plus large du “toilettage” de la loi de 1905, rendez-vous sur Mediapart.
En apnée dans mon travail, et un peu malade, j’en ai loupé l’affaire du Vieux Voyeur.
Que n’ai-je pas raté là!
En couverture de son numéro daté du 3 au 9 janvier, et pour marquer le centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir, le Nouvel Observateur publiait en effet une photographie de la philosophe nue dans une salle de bain, avec le titre “Simone de Beauvoir La scandaleuse”.
Alors, certes, cette grande femme a su révolutionner son époque. Mais fallait-il pour le rappeler montrer son postérieur nu? Est-ce là ce que le Nouvel Obs peut faire de mieux pour symboliser l’oeuvre et la pensée de l’auteur du Deuxième Sexe, la féministe, celle qui écrivit « La femme n’est victime d’aucune mystérieuse fatalité : il ne faut pas conclure que ses ovaires la condamnent à vivre éternellement à genoux. »
Alors c’est vrai que sur le cliché, elle se tient fièrement debout, Simone, les pieds bien écartés plantés en terre. Mais tout de même, voir dans ses fesses le symbole de sa modernité… c’est atterrant. Ce qui l’est encore plus, c’est de retoucher le cliché pour le rendre plus… plus quoi, d’ailleurs? Plus glamour? Plus sexy? Plus vendeur? Ou peut-être moins choquant? Moins… scandaleux? Parce que c’est vrai qu’une grande philosophe avec quelques kilos en trop, à poil à côté des toilettes, ça refroidit un peu les ardeurs des vieux voyeurs. Alors on maquille l’auguste derrière et on cache l’ignoble cuvette. Parce que le scandale, oui, mais pas trop quand même…
Alors les Chiennes de garde ont protesté, vous imaginez bien, ainsi que - et c’est là que ça devient délicieux - Choisir la cause des femmes, association co-fondée par… Simone de Beauvoir en personne.
Bref, le Nouvel Obs me déçoit, et ça m’étonne même plus.
Alors que le Pakistan s’enfonce dans la violence et qu’en Colombie les otages n’en finissent pas d’attendre leur libération, j’ai eu envie de vous parler de quelque chose de positif: la protection de l’environnement en Chine.
Comment ça, je me paye votre tête? Même pas!
Bon, c’est vrai, la Chine est loin d’être un modèle en matière d’écologie, et pourtant…
Voyez cet article de Libération sur une ville du centre du pays qui a décidé, pour la construction d’un nouveau quartier, d’appliquer une méthode à la fois naturelle et innovante: la phytorestauration, ou filtration par les plantes des eaux usées.
Les eaux sales passent au travers de différents bassins qui forment des espaces verts accessibles au public. Une fois purifiées, elles sont utilisées pour les chasses d’eau, la climatisation, le nettoyage des rues… Résultat: plus d’espaces verts dans la ville et deux fois moins d’eau potable consommée.
Et cerise sur le gâteau, la technologie est mise en oeuvre par une société française. D’ailleurs, les habitants de la région parisienne en ont probablement déjà entendu parler, puisqu’elle a été utilisée notamment à Nanterre en 2007.
Première étape franchie pour le nouveau projet de loi sur l’immigration.
Que ce soit le quatrième en quatre ans, ou que ce soit un nouveau tour de vis plus que contestable de la part d’un pays qui refuse d’accueillir “toute la misère du monde” sans se rendre compte qu’il est loin d’être l’Eldorado qu’il se fantasme n’est pas le plus dérangeant.
Non, ce qui me fait grincer des dents (et heureusement je suis loin d’être la seule), c’est le volet “génétique” du texte.
D’une part, il prévoit de recenser la “race” ou l’ethnie des migrants pour étudier “la discrimination et l’intégration”. Donc de créer un fichier racial? Déjà, ça mériterait un vrai débat national.
Mais surtout, il prévoit la possibilité de demander des tests génétiques à quelqu’un demandant à bénéficier du regroupement familial afin de prouver l’appartenance d’un enfant à sa famille. Depuis quand faut-il être du même sang pour être de la même famille? Si on me demandait de prouver que je suis la fille biologique de mon père pour renouveler ma carte d’identité par exemple, je crois que je le prendrais très mal. Et j’aurais mes raisons, comme l’explique cet édito du Monde:
Cette disposition est en effet contraire à la loi de bioéthique de 1994, confirmée en 2004. En France, les tests génétiques à des fins autres que scientifiques ou médicales sont interdits par l’article 16 du code civil, sauf dans des cas graves et sous contrôle judiciaire. En votant l’amendement Mariani, l’Assemblée balaie donc ce principe au nom de la lutte contre la fraude à l’immigration. Il banalise pour les étrangers une démarche que le législateur avait voulue exceptionnelle, et qui le reste pour les Français. Bref, cet amendement n’est pas seulement discriminatoire. Au nom de la différence nationale, il rompt de manière choquante avec l’esprit du droit républicain.
Bon, rien n’est perdu, le Sénat a encore son mot à dire. Et vous aussi.
Parce que je suis soulagée de voir que je n’ai pas été la seule choquée d’entendre notre président demander que la justice se place “du côté des victimes”, je vous renvoie une fois de plus vers un excellent article du Monde.
Dans cet entretien Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux, revient sur le délicat équilibre nécessaire à la Justice, et le danger de laisser l’émotion, le désir de vengeance (et le populisme) interférer avec cet exercice délicat. Il parle également de l’inutilité de voter une nouvelle loi à chaque affaire médiatique:
Prenons le cas de l’affaire Francis Evrard. Elle pourrait faire l’objet d’une commission d’enquête parlementaire. Pourquoi, dans ce cas, l’arsenal des dispositions inscrites dans les lois existantes n’a-t-il pas fonctionné ? Pourquoi les mesures de surveillance judiciaire ont-elles été inopérantes ? A-t-il fait l’objet d’un traitement psychiatrique en détention ? A-t-on mobilisé juges de l’application des peines, psychiatres, agents d’insertion et de probation à sa sortie ? Cette affaire grave révèle une série de dysfonctionnements auxquels il serait plus urgent de porter remède que de légiférer dans la hâte.
de la question de l’enfermement de délinquants sexuels en hôpital psychiatrique après qu’ils aient purgé leur peine de prison:
Il faut bien mesurer que ce qui s’annonce là est un changement profond de la fonction du juge. Que prévoit-on ? Le juge sera en présence d’un détenu qui aura purgé entièrement sa peine, qui “aura payé sa dette à la société”, comme on le dit familièrement. Que va-t-on demander à ce juge ? Au vu d’un rapport d’expertise psychiatrique - et la psychiatrie n’est pas une science exacte -, le juge devrait décider la détention de quelqu’un qui n’aurait pas commis de nouvelle infraction, mais qui recèlerait en lui la possibilité d’en commettre, en fonction d’une dangerosité présumée. Le juge ordonnerait une détention sans infraction ni condamnation !
et du projet présidentiel de juger des gens reconnus irresponsables:
Il existe déjà des dispositions en faveur des victimes en présence d’une éventuelle irresponsabilité pénale pour cause de démence. La partie civile peut demander une contre-expertise psychiatrique. Si le non-lieu est prononcé, elle peut faire appel devant la chambre de l’instruction qui tient une audience publique. La loi permet de reconnaître que le crime a été commis par la personne jugée irresponsable, et la victime peut obtenir des dommages-intérêts en l’absence de condamnation pénale.
Bref, une bonne petite mise au point sur des sujets trop complexes, trop délicats et surtout trop importants pour l’avenir de notre société pour que l’on se contente de l’abandonner au cirque politico-médiatique.
Et comme toujours, l’intégralité de l’entretien sur le site du Monde.
Beaucoup de réactions choquées après l’enlèvement du petit Enis, 5 ans, agressé par un pédophile récidiviste. Personnellement, cette histoire m’a retournée. Au-delà du débat sur les peines et leur application, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les ressorts sordides qui animent un pédophile. Vous pensez que je fais preuve d’une fascination malsaine? Peut-être. Mais j’ai surtout un besoin presque vital de comprendre, de mettre des mots sur une telle horreur.
Le pédophile, c’est le croque-mitaine de notre époque. Qui sont ces hommes (ces femmes?) qui menacent “nos” enfants?
Libération nous apporte quelques éléments de réponse, sous forme de témoignages. Comme celui de Patrick, 44 ans manutentionnaire et pédophile:
«C’est moi qui me suis dénoncé. C’était le petit-fils du dernier mari de ma mère. Il avait 12 ans et je l’ai vu faire sur d’autres, plus petits, ce que je faisais avec lui. Là je me suis rendu compte que je faisais du mal.»
Il y a 20 ans, on nous bassinait avec le Japon, ce paradis de l’emploi à vie dans lequel chaque salaryman n’existait que pour servir son entreprise. Puis, il y a quelques années, on nous annonçait que l’individualisme avait enfin touché cet étrange archipel. Les freeters (”travailleurs libres”) refusaient cette dévotion et préféraient papillonner d’un emploi à l’autre. Hourra, victoire de la liberté dans cette société de fourmis conformistes!
Seulement voilà, au Japon comme ailleurs, “petits boulots”, ça veut aussi dire “précarité”. Et Philippe Pons, l’excellent correspondant du Monde à Tôkyô, nous illustre ce concept par une plongée dans les cafés internet ouverts 24h/24, dans lesquels dorment ceux qui n’ont pas de quoi se payer un logement.
Ah, c’est pas chez nous qu’on verrait ça le long du canal St Martin, hein!
Petit extrait:
Minuit passé. Devant la machine à boissons chaudes, il attend que son gobelet se remplisse. La trentaine, jeans et tee-shirt bleu, les cheveux en broussaille. “Cool” comme des milliers de ses congénères croisés auparavant dans les rues du quartier branché de Shibuya à Tokyo. “Vous, vous cherchez un nouveau pauvre ?, dit-il, avec un sourire amer. Bingo ! Vous l’avez. Trente ans, une vingtaine de boulots sans lendemain. Depuis trois mois, je vis ici avec un petit sac et des sous-vêtements jetables.” […]
Comme d’habitude, je vous invite à lire l’article complet sur le site du Monde:
De nombreuses études montrent qu’une exposition aux pesticides (lors de leur utilisation ou par ingestion d’aliments contaminés) augment de manière significative les risques de cancer. Pourtant, il y en a partout: “Près de neuf cents molécules pesticides sont utilisées en France. On les retrouve partout, tout le monde en mange quotidiennement“. La France est parmi les plus gros utilisateurs de pesticides au monde, et “L’AFSSA confirme qu’une “dizaine” de substances pesticides classées cancérigènes “possibles” ou “probables” restent autorisées en France”.
Voilà en résumé ce que nous explique cet article du Monde.
C’est ce que nous explique un article du Monde.
Les Etats-Unis représentent 46 % des dépenses militaires mondiales, juste devant la Grande-Bretagne, la France, la Chine et le Japon, respectivement… 4 à 5 %. Celles de la Russie - 4eme pays d’Europe en la matière - ont augmenté de 155% depuis 1998; quant à la Chine, elle est pour la 1ere fois passée devant le Japon dans ce classement l’année dernière.
Sources et détails dans l’article.
On est bien contents que la Guerre Froide soit terminée, hein! ^_^;
Dans la foulée, je vous invite à la lecture de cet article de Libé:
“Invitée à un colloque, elle atterrit en centre de rétention
Une Malienne, médecin et spécialiste du sida, a subi trente heures d’arrestation alors qu’elle arrivait à Paris pour une rencontre scientifique“, et de l’analyse de Maître Eolas.