Le tome 1 des roman des Final Fantasy XI, traduit par mes soins, est sorti en librairie. Je viens de commencer à travailler sur le tome 5, et j’enchaînerai sur le 6. J’espère que la série va bien marcher, c’est pas désagréable à traduire. Je regrette un peu la couverture, que je ne trouve pas géniale, mais Fleuve Noir n’a fait que reprendre les couv’ originales.
À part ça, et toujours chez Fleuve Noir, le tome 5 de Guin Saga devrait sortir en octobre. Les épreuves m’attendaient sagement quand je suis rentrée de vacances. Et là, joie, bonheur et castagnettes, le texte n’a pas été modifié, mis à part 3 ou 4 répétions assassinées sans pitié, et une verbe, “poindre”, jugé trop compliqué pour ce genre de texte. Il faut dire qu’à l’époque où j’ai rendu ce travail, je n’avais pas encore totalement adopté la mise en page “Fleuve Noir”, notamment au niveau des dialogues, que j’encadrais encore de guillemets français. La simple suppression de tous ces guillemets a dû occuper le correcteur suffisamment pour qu’il n’ait plus l’énergie de modifier le texte en lui-même! ^__^
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Bon, j’ai été un peu débordée ces derniers jours, mais je ne pouvais pas omettre de vous parler du premier volume de l’anthologie de 5e Saison: Facettes d’imaginaire.
Ce recueil de 13 texte, j’y ai travaillé avec les autres membres du comité de lecture depuis 7 mois. Et voici enfin le bébé édité.
Au final, 13 histoires — fantastique et fantasy — drôles, sérieuses, poignantes ou malsaines.
Mes préférées, dans le désordre: Comment on devient roi d’Angleterre (tordante), Cause perdue (du même auteur et dans le même univers que l‘Héritier du Tigre), Ennemis de la Liberté (texte qui a donné lieu à une polémique enflammée), Le prisonnier du Caucase (la mythologie revisitée, un texte qui fait rire mais aussi réfléchir) et Doux comme un agneau (la satire en pleine forme).
Seul bémol à ma fierté: l’impression de la couverture et du marque-page ne rendent pas justice au magnifique travail de Mélanie Delon.
J’ai pris énormément de plaisir à travailler sur cette anthologie; j’espère que vous en aurez autant à la lire.
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Ces 2 derniers jours, j’ai joué à Bauer. Ouais, le mec qui sauve le monde en 24h. Moi j’ai essayé de sauver mon texte dans le même temps, face à une armée de correctrices bien décidées à le formater façon Macdo. Je suis pas sûre d’avoir réussi. C’est peut-être pour ça que j’ai le moral dans les choux.
Ceux qui veulent plus de détails peuvent aller voir là.
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Non, je ne fais pas de la surenchère alarmiste sur le résultat de l’élection.
Je veux vous parler de cet excellent petit texte de Franck Pavloff paru aux éditions Cheyne: Matin Brun.
“Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d’un régime politique extrême: l’État brun.
Dans la vie, ils vont d’une façon bien ordinaire: entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.
Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous?”
Un texte court, qui oscille entre réalisme et absurde.
Prix de vente: 1 euro. À mon avis, vous auriez tort de vous en priver.
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Ma dernière lecture est une novella éditée par une petite maison qui monte et qui griffe: Métropolitain, chez Griffe d’Encre.
L’histoire de Yann Marchand est fantastique (dans tous les sens du terme), savoureuse (itou) et complètement barrée. C’est aussi très bien écrit et franchement prenant.
Attention, si vous le lisez dans le métro, vous risquez de rater votre station! ^_^
Métropolitain de Yan Marchand, 54 pages, 7 euros, une très belle maquette et un pur moment de bonheur. Chez Griffe d’Encre.
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Vendredi et samedi, c’était Salon du livre. Je pourrais dire qu’en tant que traductrice je me suis fait un devoir d’y aller, mais la vérité, c’est qu’en tant que lectrice, je me suis fait un plaisir d’y aller.
J’avais prévu d’y passer la fin d’après-midi et la soirée du vendredi, jour de nocturne. J’espérais que ça me suffirait pour faire le tour des stands susceptibles de m’intéresser. Mais voilà qu’en passant à côté de la masse de gens qui faisaient la queue pour obtenir une dédicace de Neil Gaiman, je tombe sur Hélène, éditrice du Navire en pleine ville, et Irène, auteur de l’excellent Héritier du Tigre. Ni une ni deux, je leur saute dessus, on commence à discuter (je ne les avais jamais rencontrées), et voilà que ces deux charmantes personnes me présentent d’autres personnes tout aussi charmantes, et qu’après quelques tours et détours sur le salon, je me retrouve à l’autre bout de Paris, assise à une table de restaurant, avec 16 charmantes personnes que je ne connaissais pas quelques heures plus tôt. Résultat : une soirée de papotages endiablés et d’éclats de rires forcenés, un restaurant qui ne s’en remettra pas de sitôt, et un mari qui m’a attendu pendant des heures (pour une fois que c’est pas l’inverse). Sans compter que le lendemain j’ai été obligée de retourner au Salon pour finir ma visite. Et devinez sur qui je suis retombée ? Oui, les mêmes.
Bon, j’ai tout de même eu le temps de rencontrer et de discuter avec des auteurs et de petits éditeurs, et d’acheter environ deux tonnes et demie de bouquins, de me casser la voix et de choper la crève.
Vivement l’année prochaine !
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Enfin, pas vraiment des vacances, mais je viens de terminer une traduction pour laquelle j’ai vraiment dû mettre les bouchées doubles (un roman à traduire en 2 mois au lieu de 3, voire 4 mois d’habitude), et il me reste quelques jours avant de commencer la prochaine (le temps de signer le contrat). Du coup la tension retombe, je suis toute flagada, et en plus j’oublie totalement de faire les quelques trucs que j’ai à faire.
Par contre, je ne peux pas oublier que j’ai 33 nouvelles à lire et à commenter pour 5ème saison. Ça devrait m’occuper dans la semaine…
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Terminé hier soir (bon, ok, c’était tôt ce matin…): l’Héritier du Tigre, roman fantasy « jeunesse » d’Irène Delse, paru chez Le navire en pleine ville.
Bon, « jeunesse », je ne vois pas trop pourquoi. Certes, le héros a 12 ans, mais c’est bien la seule chose qui me fait penser à un roman jeunesse.
C’est l’histoire d’un jeune garçon, un noble dans un monde sans dragons ni magie, un univers qui s’éloigne des archétypes habituels du genre (à savoir le moyen âge européen) pour se rapprocher de… Euh… l’Inde, peut-être ? Difficile à dire, mais pour une fois vous échapperez aux éternels clichés physiques, puisque dans ce monde, les gens ont la peau noire et les cheveux blancs.
Notre héros est le fils d’un seigneur, dans une province très reculée. Il vit avec ses parents, sa sœur jumelle et quelques serviteurs dans le château qu’a fait construire son père. Mais le château est pris d’assaut, ils se retrouvent coincés, et pour éviter la capture et le déshonneur, son père lui demande d’égorger sa soeur avant de se tuer. Le père égorge la mère, et se tue, le fils égorge sa soeur mais ne parvient pas à s’entailler suffisamment le cou avant que la porte ne cède. (Ça c’est pour le roman « jeunesse »…)
Le garçon est capturé, et se retrouve au milieu d’intrigues à la fois politiques et familiales, alors qu’il est traîné de force vers la forteresse de son grand-père, chef de clan et dernière famille qui lui reste.
Ça se lit très bien, autant par la profondeur et l’originalité de l’univers que grâce à la qualité de l’écriture (même si j’ai parfois été désarçonnée par l’irruption du passé composé là où j’attendais un passé simple ou un imparfait).
La violence est présente (comme vous avez pu le constater), mais jamais gratuite. L’auteur ne prend pas ses lecteurs pour des idiots, et ça fait plaisir. Je pense que c’est un roman agréable à lire pour les 15 à 115 ans. L’Héritier du Tigre est le tome 1 d’une saga intitulée « Shalinka ». J’attends la suite avec gourmandise !
Et ça n’a pas suffit à vous mettre l’eau à la bouche, voici les toutes premières lignes du roman
(un extrait un peu plus long est dispo sur le blog de l’auteur):
La porte allait céder. Resté en haut des marches, je ne pouvais m’empêcher de regarder le bois trembler sous les coups de boutoir. Les poutres vibraient, les gonds gémissaient, la porte tout entière se déformait sous l’assaut. Elle ne tiendrait plus très longtemps. Nous étions pris au piège dans cette tour.
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Ravie d’en avoir enfin terminé avec la traduction de mon roman “beurk” d’horreur, je me suis replongé avec délices (enfin, soulagement, surtout) dans la série des Guin Saga. Cette fois, je traduis le volume 5 (heureusement la collègue qui traduit les 3 et 4 me fait des résumés…)
Fini, donc, les revenants pas contents et les meurtres pas ragoûtants, me voici de retour dans le monde étrange et fantastique du guerrier-léopard.
(Résumés et critiques chez Japanbar, Elbakin, Noosfère, et Motoklas.)
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Voici le résultat de ma première expérience de traduction littéraire. C’est vrai, c’est pas un Goncourt, mais je me suis bien amusée à le traduire. Reste plus qu’à espérer que la série marche bien en France, histoire que je puisse continuer à traduire le reste! (Si vous voulez faire un geste, cliquez sur l’image!
)
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