En Autriche, une femme de 42 ans aurait été séquestrée pendant 24 ans dans une cave par son père qui lui aurait fait 7 enfants. Il aurait adopté 3 de ces enfants en prétendant qu’ils avaient été déposés devant la porte de sa maison. 3 autres seraient restés enfermés au sous-sol, le 7ème serait mort faute de soins. La femme de l’homme et mère de la captive n’en aurait jamais rien su. (Mouais, c’est ça.)
C’est totalement ignoble (d’ailleurs c’est pour ça que j’en parle: je suis si mal depuis que j’ai entendu ça que je me suis dit que j’allais partager, histoire de me sentir moins seule. Non, ne me remerciez pas…) et à peine croyable. Si je lisais ça en 4ème de couverture d’un roman, je penserai que l’auteur est malade et que l’éditeur n’a aucune notion de ce qu’un lecteur peut croire. Mais on sait bien que si la réalité était un roman, il ne serait jamais publié tel quel.
Lire la brève sur le site de France Info.
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Beaucoup de réactions choquées après l’enlèvement du petit Enis, 5 ans, agressé par un pédophile récidiviste. Personnellement, cette histoire m’a retournée. Au-delà du débat sur les peines et leur application, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les ressorts sordides qui animent un pédophile. Vous pensez que je fais preuve d’une fascination malsaine? Peut-être. Mais j’ai surtout un besoin presque vital de comprendre, de mettre des mots sur une telle horreur.
Le pédophile, c’est le croque-mitaine de notre époque. Qui sont ces hommes (ces femmes?) qui menacent « nos » enfants?
Libération nous apporte quelques éléments de réponse, sous forme de témoignages. Comme celui de Patrick, 44 ans manutentionnaire et pédophile:
«C’est moi qui me suis dénoncé. C’était le petit-fils du dernier mari de ma mère. Il avait 12 ans et je l’ai vu faire sur d’autres, plus petits, ce que je faisais avec lui. Là je me suis rendu compte que je faisais du mal.»
Comme d’habitude, l’intégralité de l’article sur le site du journal.
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Cela fait déjà un bout de temps que je me pose cette question: que se passe-t-il dans la tête d’un homme ou d’une femme pour qu’un jour il ou elle décide « je vais devenir président(e) de le République »? Il doit falloir un ego sérieusement surdimensionné, une confiance en soit de taille comparable, et une soif de… de quoi? De pouvoir? de puissance? de reconnaissance? La volonté de prouver quelque chose peut-être, mais à qui?
J’ai longtemps cru -quelle naïveté!- que les leaders politiques étaient plus capables, plus sages que le commun.
Un article du philosophe Michel Onfray me donne l’occasion de jeter un regard fugace entre les oreilles d’un homme d’État, à savoir Nicolas Sarkosy. Onfray a rencontré Sarko à l’initative de la revue Philosophie Magazine, qui a publié l’intéralité de leur entretien dans sa version papier, et un extrait en ligne. La lecture parallèle de l‘article du blog de Michel Onfray, et de l’extrait publié par le magazine est édifiante, et me force à revoir radicalement ma vision si naïve de l’animal politique.
Extrait du magazine. M. Sarkozy nous explique à quel point les notions de la psychanalyse lui sont étrangères:
J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable.
Ben voyons… On naît enfant battu aussi?
Et « homme politique », tiens.. Je me demande soudain si c’est ça, le secret: on naît homme politique, c’est dans les gènes.
Que Freud aille se rhabiller, Mendel est dans la place!
Petite citation du blog d’Onfray, histoire de vérifier qu’on n’a pas mal lu le texte de philomag:
[Nicolas Sarkosy] confie qu’il n’a jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace – pour lui. Et pour ce qu’il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat, puissent gouverner celui qui règne !
La suite est là.
C’est franchement effarant. Comment savoir dans quelle mesure Onfray, qui n’est pas connu pour sa sympathie pour Sarko, est-il impartial? Impossible à dire comme ça, mais j’ose espérer qu’un philosophe sait ce qu’est l’honnêteté intellectuelle. Et puis les journalistes du magazine ont visiblement entendu la même chose que le philosophe.
Je ne sais toujours pas exactement ce qui pousse quelqu’un à vouloir devenir le chef de ses concitoyens, mais je commence à me demander si l’ambition suffit à faire un homme d’État.
Mais Onfray enfonce le clou:
Lors de sa parution, j’avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d’Estaing qui racontait ses crises d’angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l’état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu’il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d’un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l’ esprit , croyance en l’ au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Bon, ben… Allez voter! ^_^;
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J’ai découvert ce petit livre par hasard, en farfouillant dans les rayons d’une librairie.
Il m’a suffit de lire quelques lignes pour comprendre que l’auteur, Corine Sombrun, savait parler d’elle sans se prendre au sérieux.
Elle nous raconte son histoire, celle d’une jeune femme bouleversée par un deuil sur lequel, pudique, elle ne nous dira presque rien. Elle va mal, très mal, quand elle rencontre dans une exposition à Londres, un homme qui dit pouvoir l’aider. C’est un chaman, qui lui propose de le rejoindre chez lui, dans la forêt amazonienne. Elle y passera un mois, à la recherche d’elle-même.
C’est ce séjour qu’elle nous raconte, sous la forme d’un journal de bord, dans un style drôle, vif, à la fois très franc et d’une grande pudeur.
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