Ou, pour ceux qui comme moi dormaient en classe de latin: « la loi est dure, mais c’est la loi ». C’est ce que doivent penser les Écossais vivant dans les murs de la vieille et superbe ville (anglaise) de York, puisqu’on vient de nous rappeler qu’il est « légal » d’y « tuer un Écossais, pourvu qu’il porte arc et flèches ». Ne me regardez pas comme ça, je n’invente rien!
Cette charmante règle de savoir-vivre britannique fait partie des 10 lois les plus absurdes élues par nos voisins d’outre-Manche parmi de vieux textes officiels tombés (on l’espère!) en désuétude.
Les gagnants sont dans l’ordre:
# 1. Il est illégal de mourir au sein du Parlement (27% des suffrages)
# 2. Placer un timbre-poste à l’effigie du roi ou de la reine britannique la tête en bas est un acte de trahison (7%)
# 3. Il est illégal pour une femme d’être torse-nu à Liverpool, sauf si elle est employée dans un magasin de poissons tropicaux (6%)
# 4. Il est interdit de manger des « mince pies » (tartelettes aux fruits secs) le jour de Noël (5%)
# 5. En Écosse, si quelqu’un frappe à votre porte en demandant d’utiliser vos toilettes, vous devez le laisser entrer (4%)
# 6. Au Royaume Unis, une femme enceinte a le droit légal de se soulager où elle le désire, et même dans le casque d’un policier (c’est vrai que ça ressemble un peu à un pot de chambre…) (4%)
# 7. La tête de toute baleine morte trouvée sur les côtes britanniques appartient d’office au roi, la queue à la reine (3.5%)
# 8. Il est illégal de dissimuler à l’employé des Impôts toute information dont vous ne voulez pas qu’il ait connaissance, mais vous avez le droit de ne pas lui dire ce qu’il vous est égal qu’il sache (si-si, relisez la phrase, ça veut dire quelque chose) (3%)
# 9. Il est illégal d’entrer au Parlement en armure (celle-là, on voit bien qu’elle a dû avoir un sens à une époque) (3%)
# 10. Il est légal de tuer un Écossais dans les murs de la ville ville de York, mais uniquement s’il porte un arc et une flèche (2%)
Vous remarquerez qu’on est vachement plus accueillant en Écosse qu’à York…
Mais il serait injuste de vous faire croire que seuls nos amis britanniques peuvent se targuer d’un corpus de lois aussi divertissant. On apprend ainsi par la même occasion qu’en Floride, les femmes non mariées qui sautent en parachute le dimanche risquent la prison, qu’en Ohio, il est illégal de saouler les poissons, qu’à Milan le sourire est obligatoire en toute occasion, à l’exceptions des funérailles, et qu’il est interdit, en France, d’appeler un cochon « Napoléon ».
Mais rassurez-vous, la France est la patrie des Droits de l’Homme, et aucune loi n’a encore été votée pour punir les propriétaires de porcs (ou de roquet) s’ils appellent leur plus fidèle compagnon « Sarko ». :p
Tout ça (sauf le scoop « Sarko »), c’est sur le site de la BBC.
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De retour au boulot après un super week-end, depuis hier je n’ai qu’une seule envie : repartiiir !
Où ? Nan, pas les tropiques, nan, pas les îles du Pacifique, nan, pas les pistes enneigées ou l’Asie mystérieuse. Je veux retourner à LONDRES !
Vendredi dernier, mon homme m’envoie un mail du bureau :
« Réserve ton week-end on part 
Départ Vendredi soir à 20h à CDG et retour dimanche à 20h. N’oublie pas ton maillot de bain 
Surprise ^______^ »
Il m’a emmenée à Londres. Je n’y avais jamais mis les pieds ! J’ai fait le tour de l’Irlande une fois, celui de l’Écosse deux fois (une fois en voiture avec mes parents, une fois à moto avec mon homme. Il faudra d’ailleurs que je vous raconte ça un jour, vu que l’homme en question avait insisté pour que j’emporte mon pc et rédige un compte-rendu de la journée _tous les soirs_ avec promesse de faire un super site pour mettre le tout en ligne. C’était en 2000… le site est toujours M.I.A. mais c’est une autre histoire.) Bref, où en étais-je ? Ah, oui : week-end, surprise, excellente idée : Londres.
Départ donc vendredi soir vers l’aéroport. Une fois dans le RER, je me rends compte que j’ai oublié les clefs de l’appart sur la boite aux lettres. S’en suit une sorte de « rallye téléphonique » pour trouver
1) le nom de famille d’un voisin qui habite le rez-de-chaussée (j’ai retenu des noms de famille, mais des gens du 5ème étage. Je n’allais tout de même pas leur demander de descendre voir si mes clefs étaient toujours là : on n’a pas d’ascenseur) ;
2) obtenir leur n° de téléphone ;
3) téléphoner, tomber sur leur répondeur et expliquer la situation avant la fin de la bande ;
4) se résoudre à appeler le voisin du 2ème étage, un monsieur très serviable, et lui demander d’aller jeter un œil ;
5) le remercier avec effusion quand, cinq minutes plus tard, il m’explique avoir localisé les clefs, en sécurité chez une autre voisine ;
6) expliquer à mon chéri que j’avais organisé tout ça pour nous occuper en attendant l’embarquement.
Rassurée sur l’avenir de mes clefs, j’ai à peine vu passer l’heure de vol jusqu’à Heathrow. Par contre, l’heure de métro jusqu’à Covent Garden m’a semblée bien plus longue. Pour m’occuper, j’ai étudié attentivement le plan du « Tube », et j’ai eu beaucoup de mal à retenir le sourire dément qui me montait aux lèvres en lisant certains noms de stations. Quand on est passés à Earl’s Court, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder si je ne voyais pas un duc et son fou quelque part sur le quai, et à « Blackfriars » je m’attendais presque à croiser un moine en robe noire. Je me suis bien amusée avec le Tube tout le week-end, et je regrette juste de ne pas avoir pu pousser jusqu’à Islington. Que ceux qui me prennent pour une dingue lisent Neverwhere, de Neil Gaiman. Toutes les réponses y sont. Moi qui avais adoré ce roman avant d’avoir mis un pied dans le Tube, je sens que je vais pouvoir le relire avec délectation maintenant que ces endroits me sont un peu plus familiers.
Après cette heure de Tube littéraire, nous sommes arrivés à Covent Garden, où mon homme nous avait réservé une chambre dans un hôtel du feu de Dieu. À peine le temps de poser les bagages, j’insiste pour qu’on ressorte. Il est 21h passées, et la ville nous attend ! Mon homme veut me faire voir Londres by night, les quartiers animés, les rues bondées de fêtards. Au bout de 90 minutes de déambulations plus ou moins éclairées, retour près de l’hôtel pour dîner au-dessus d’un pub. Le serveur est adorable, le « fish and chips » énorme, et je suis persuadée que si mon docteur m’avait vue à ce moment-là, il m’aurait abattue sur place plutôt que me laisser ingurgiter autant de cholestérol. Mais il n’était pas là, moi si ! Nous quittons le serveur qui nous salue d’un dernier « cheers ! » à l’accent terriblement british (j’adore !) et nous repartons vers l’hôtel tout proche. Dodo !
Samedi, petit dej’ au Starbucks, journée de marche incroyable dans le centre de Londres, visite à la National Gallery, coucou aux gardes de la Reine et à leurs chevaux hyper-zens, passage devant Buckingham, déjeuner, encore à l’étage d’un pub, British Museum et promenade jusqu’à épuisement. Puis expédition à Forbiden Planet, magnifique librairie SFFF, d’où je repars plus chargée qu’à mon arrivée, et retour à l’hôtel. Mal aux pieds. Mais c’est là que le maillot de bain entre en jeu ! (Vous l’aviez oublié ? Pas nous !) Après 30 minutes de nage dans la piscine de l’hôtel (déserte, on l’avait pour nous deux), une bonne douche et une massage des pieds (en regardant un drama japonais parce que, dans la chambre, on reçoit la NHK !), nous voilà d’attaque pour la soirée. On dînera dans un super resto japonais avant de prendre un bon petit café (et un bon gros gâteau) dans un petit bistro réchauffé par le sourire du serveur et les rythmes orientaux de la musique. Et puis dodo !
Dimanche, c’était musées : le matin, la Tour de Londres, ses expositions didactiques sur la torture (beuh…), sa salle des joyaux de la Couronne (wahh !), ses corbeaux (zolis corbeaux !). Puis direction vers le National History Museum (ici en français). Petite étape gastronomique dans un très bon restaurant indien, et à nous les fossiles, baleines bleues et dinosaures ! Sans oublier les magnifiques spécimens de félins exposés, que, malgré leurs mâchoires visiblement faites pour me bouffer, j’ai eu terriblement envie de câliner. Ce qui m’a rappelé un strip de Maliki sur l’origine de cette tendance…
Tout ça pour dire que j’ai passé un super week-end, et que je n’ai même pas envie de vous raconter notre retour at home, parce que j’aurai voulu rester plus longtemps là-bas…
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